{"id":8622,"date":"2018-01-08T09:22:09","date_gmt":"2018-01-08T08:22:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.neurosciences.asso.fr\/?p=8622"},"modified":"2018-01-08T09:22:09","modified_gmt":"2018-01-08T08:22:09","slug":"microbiote-et-microglies-une-inegalite-des-sexes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.neurosciences.asso.fr\/en\/2018\/01\/microbiote-et-microglies-une-inegalite-des-sexes\/","title":{"rendered":"Microbiote et microglies: une in\u00e9galit\u00e9 des sexes !"},"content":{"rendered":"<p>Une \u00e9tude conjointe entre des chercheurs Inserm de l\u2019IBENS (Institut de Biologie de l\u2019Ecole Normale Sup\u00e9rieure) \u00e0 Paris et des chercheurs du SIgN (Singapore Immunology Network, A*STAR) de Singapour montre un r\u00f4le in\u00e9dit du microbiote sur des cellules immunitaires du cerveau d\u00e8s le stade f\u0153tal. Ces cellules immunitaires, les microglies, jouent un r\u00f4le cl\u00e9 dans le d\u00e9veloppement et le fonctionnement c\u00e9r\u00e9bral et sont diff\u00e9remment perturb\u00e9es par des modifications du microbiote chez les souris m\u00e2les et femelles \u00e0 diff\u00e9rents stades de la vie. Les r\u00e9sultats de ces travaux sont publi\u00e9s dans la revue Cell.<\/p>\n<p>Les microglies sont des cellules immunitaires qui r\u00e9pondent \u00e0 des traumatismes ou des signaux inflammatoires pour prot\u00e9ger le cerveau, agissant comme des senseurs capables de d\u00e9tecter de nombreux signaux environnementaux. Ces cellules immunitaires sont \u00e9galement impliqu\u00e9es dans diff\u00e9rentes \u00e9tapes du d\u00e9veloppement et du fonctionnement c\u00e9r\u00e9bral. Ainsi, des dysfonctionnements de ces cellules sont associ\u00e9s \u00e0 un large spectre de pathologies humaines, allant des troubles neuro-d\u00e9veloppementaux jusqu\u2019aux maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. Les microglies jouent donc un r\u00f4le crucial dans le fonctionnement normal et pathologique du cerveau, ce qui laisse sugg\u00e9rer qu\u2019elles constituent une interface r\u00e9gulatrice entre les circuits c\u00e9r\u00e9braux et l\u2019environnement.<\/p>\n<p>Pour tester cette hypoth\u00e8se, Morgane Thion et Sonia Garel, chercheuses Inserm et leurs collaborateurs, ont utilis\u00e9 une approche multidisciplinaire sur des mod\u00e8les de souris ax\u00e9niques, qui n\u2019ont pas de microbiote (ensemble des bact\u00e9ries pr\u00e9sentes dans l\u2019organisme) et des mod\u00e8les de souris adultes trait\u00e9es avec un cocktail d\u2019antibiotiques (qui d\u00e9truisent de fa\u00e7on aigue le microbiote). En combinant analyses g\u00e9nomiques globales et \u00e9tudes histologiques, les chercheurs ont montr\u00e9 que les microglies sont profond\u00e9ment affect\u00e9es par un dysfonctionnement du microbiote, d\u00e8s les stades pr\u00e9nataux et ce, en fonction du sexe de l\u2019animal\u00a0: les microglies appartenant \u00e0 des m\u00e2les semblent affect\u00e9es au stade pr\u00e9natal alors que les microglies issues de femelles le sont \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte. Ce surprenant dimorphisme sexuel fait \u00e9cho au fait que l\u2019occurrence de nombreuses pathologies neurod\u00e9veloppementales est plus \u00e9lev\u00e9e chez les hommes alors que les maladies auto-immunes sont plut\u00f4t pr\u00e9valentes chez les femmes.<\/p>\n<p>Si les m\u00e9canismes impliqu\u00e9s et les cons\u00e9quences fonctionnelles restent \u00e0 d\u00e9couvrir, cette \u00e9tude r\u00e9v\u00e8le un r\u00f4le cl\u00e9 des microglies \u00e0 l\u2019interface entre environnement et cerveau et montre que les m\u00e2les et femelles auraient des susceptibilit\u00e9s diff\u00e9rentes \u00e0 des alt\u00e9rations du microbiote. Pour les auteurs, ces \u00e9l\u00e9ments m\u00e9riteraient maintenant d\u2019\u00eatre pris en consid\u00e9ration au niveau clinique et ce, d\u00e8s les stades f\u0153taux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>R\u00e9r\u00e9fence: Thion MS, Low D, Silvin A, Chen J, Grisel P, Schulte-Schrepping J, Blecher R,\u00a0 Ulas T, Squarzoni P, Hoeffel G, Coulpier F, Siopi E, David FS, Scholz C, Shihui F, Lum J, Amoyo AA, Larbi A, Poidinger M, Buttgereit A, Lledo PM, Greter M, Chan\u00a0 JKY, Amit I, Beyer M, Schultze JL, Schlitzer A, Pettersson S, Ginhoux F, Garel S. Microbiome Influences Prenatal and Adult Microglia in a Sex-Specific Manner. Cell. 2017 Dec 21. pii: S0092-8674(17)31432-0. doi: 10.1016\/j.cell.2017.11.042<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Contact chercheuse:<\/p>\n<p>Sonia Garel, Directrice de recherche Inserm, Institut de Biologie de l\u2019Ecole normale sup\u00e9rieure (IBENS), Ecole Normale Sup\u00e9rieure, Paris. Tel\u00a0: 06 33 49 48 14. Mel\u00a0: garel@biologie.ens.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une \u00e9tude conjointe entre des chercheurs Inserm de l\u2019IBENS (Institut de Biologie de l\u2019Ecole Normale Sup\u00e9rieure) \u00e0 Paris et des chercheurs du SIgN (Singapore Immunology Network, A*STAR) de Singapour montre un r\u00f4le in\u00e9dit du microbiote sur des cellules immunitaires du cerveau d\u00e8s le stade f\u0153tal. 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