{"id":12867,"date":"2020-01-31T14:35:46","date_gmt":"2020-01-31T12:35:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.neurosciences.asso.fr\/2020\/01\/syndrome-de-rett-lorsque-la-huntingtine-sauve-les-neurones-deficients\/"},"modified":"2020-01-31T14:44:45","modified_gmt":"2020-01-31T12:44:45","slug":"syndrome-de-rett-lorsque-la-huntingtine-sauve-les-neurones-deficients","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.neurosciences.asso.fr\/en\/2020\/01\/syndrome-de-rett-lorsque-la-huntingtine-sauve-les-neurones-deficients\/","title":{"rendered":"Syndrome de Rett : Lorsque la huntingtine sauve les neurones d\u00e9ficients"},"content":{"rendered":"<p>Une \u00e9tude r\u00e9cente men\u00e9e entre autres \u00e0 Aix-Marseille Universit\u00e9 et l\u2019Inserm laisse entrevoir un espoir th\u00e9rapeutique dans le syndrome de Rett ! En effet, les \u00e9quipes de Jean-Christophe Roux (\u00e9quipe de Neurog\u00e9n\u00e9tique Humaine) du Centre de G\u00e9n\u00e9tique M\u00e9dicale de Marseille* et Fr\u00e9d\u00e9ric Saudou du Grenoble Institut Neurosciences** ont \u00e9labor\u00e9 une strat\u00e9gie originale en axant leurs travaux sur la huntingtine, prot\u00e9ine impliqu\u00e9e dans la maladie de Huntington.<\/p>\n<p>Le syndrome de Rett est un trouble neurologique grave qui affecte uniquement des filles avec une incidence de 1 sur 15 000 naissances. Ce n\u2019est qu\u2019entre 6 \u00e0 18 mois que les premiers signes apparaissent. Pour l\u2019instant, il n\u2019existe aucun traitement pour cette pathologie qui conduit \u00e0 un polyhandicap s\u00e9v\u00e8re se traduisant par des troubles cognitifs, moteurs et autonomes. L\u2019activation de la prot\u00e9ine Huntingtine, qui lorsque mut\u00e9e est responsable de la maladie de Huntington (MH), am\u00e9liore la physiopathologie et les sympt\u00f4mes dans des souris mod\u00e8les du syndrome de Rett. En effet, l\u2019\u00e9l\u00e9vation de son taux de phosphorylation permet de restaurer le transport endog\u00e8ne de BDNF &#8211; facteur neurotrophique d\u00e9riv\u00e9 du cerveau &#8211; essentiel au d\u00e9veloppement et au bon fonctionnement des neurones. De nombreuses \u00e9tudes ont ainsi \u00e9tabli un lien direct entre la r\u00e9duction des connexions neuronales et l\u2019alt\u00e9ration du taux de s\u00e9cr\u00e9tion du BDNF. Chez les malades atteints du syndrome de Rett, le g\u00e8ne responsable a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 en 1999. Il s\u2019agit de MECP2 qui r\u00e9gule l\u2019expression de milliers de g\u00e8nes neuronaux dont celle du BDNF. Lorsque MCP2 est mut\u00e9, l\u2019expression du BDNF est diminu\u00e9e de moiti\u00e9, provoquant de nombreux probl\u00e8mes de connectivit\u00e9 neuronale. En utilisant des approches g\u00e9n\u00e9tiques et pharmacologiques, Jean-Christophe Roux et Fr\u00e9d\u00e9ric Saudou ont montr\u00e9 que la phosphorylation de la huntingtine permet de pallier ce probl\u00e8me en augmentant le transport de BDNF dans des neurones mod\u00e8les de Rett et am\u00e9liore ainsi le fonctionnement des synapses. Des travaux ant\u00e9rieurs avaient identifi\u00e9 la mol\u00e9cule FK506, d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9e en clinique pour \u00e9viter le rejet de greffe, comme augmentant la phosphorylation de la huntingtine. Les chercheurs ont alors montr\u00e9 que cette mol\u00e9cule \u00e9tait capable de r\u00e9tablir le transport de BDNF dans les puces microfluidiques reproduisant les connexions dans les cerveaux Rett et am\u00e9liorait la physiopathologie et les sympt\u00f4mes chez les souris mod\u00e8le du syndrome de Rett.<\/p>\n<p>Ces travaux, publi\u00e9s dans le journal Embo Molecular Medicine le 08\/01\/2020, pourraient constituer une approche prometteuse pour le traitement des patientes atteintes du syndrome de Rett.<\/p>\n<p>R\u00e9f\u00e9rence\u00a0: Ehinger Y, Bruy\u00e8re J, Panayotis N, Abada YS, Borloz E, Matagne V, Scaramuzzino C, Vitet H, Delatour B, Saidi L, Villard L, Saudou F, Roux JC. Huntingtin phosphorylation governs BDNF homeostasis and improves the phenotype of Mecp2 knockout mice. EMBO Mol Med. 2020 Jan 8:e10889. doi: 10.15252\/emmm.201910889.<\/p>\n<p>Contact chercheur\u00a0:<\/p>\n<p>Jean-Christophe Roux, \u00c9quipe de Neurog\u00e9n\u00e9tiqueHumaine, MMG \u2013 Centre de g\u00e9n\u00e9tique m\u00e9dicale de Marseille, Aix-Marseille Universit\u00e9 \u2013 Inserm \u2013 UMR 1251, Facult\u00e9 de M\u00e9decine de La Timone, Marseille.<\/p>\n<p>Fr\u00e9d\u00e9ric Saudou, Directeur du Grenoble institut des Neurosciences (GIN), \u00c9quipe &#8220;Dynamiques intracellulaires et neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence&#8221;, Inserm, U1216, CHU Grenoble Alpes, Grenoble<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une \u00e9tude r\u00e9cente men\u00e9e entre autres \u00e0 Aix-Marseille Universit\u00e9 et l\u2019Inserm laisse entrevoir un espoir th\u00e9rapeutique dans le syndrome de Rett ! 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