{"id":10745,"date":"2019-03-11T10:23:19","date_gmt":"2019-03-11T08:23:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.neurosciences.asso.fr\/?p=10745"},"modified":"2019-03-11T10:23:49","modified_gmt":"2019-03-11T08:23:49","slug":"la-preuve-est-faite-les-champs-magnetiques-des-structures-profondes-du-cerveau-sont-visibles-depuis-la-surface","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.neurosciences.asso.fr\/en\/2019\/03\/la-preuve-est-faite-les-champs-magnetiques-des-structures-profondes-du-cerveau-sont-visibles-depuis-la-surface\/","title":{"rendered":"La preuve est faite : Les champs magn\u00e9tiques des structures profondes du cerveau sont visibles depuis la surface !"},"content":{"rendered":"<p>Une \u00e9quipe pluridisciplinaire form\u00e9e d\u2019ing\u00e9nieurs et de cliniciens (AMU, Inserm, AP-HM) vient de faire la d\u00e9monstration qu\u2019il est possible de d\u00e9tecter en surface des activit\u00e9s pathologiques se produisant dans des structures profondes du cerveau (Pizzo et al. Nat Comm 2018). Ces structures sont fortement impliqu\u00e9es dans des pathologies comme l\u2019\u00e9pilepsie ou certaines maladies neuro-d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. Elles \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent comme invisibles \u00e0 partir de la surface, n\u00e9cessitant l\u2019implantation d\u2019\u00e9lectrodes directement dans le cerveau par la technique d\u2019EEG intrac\u00e9r\u00e9brale st\u00e9r\u00e9otaxique (SEEG). Les chercheurs ont utilis\u00e9 une combinaison unique d\u2019enregistrements simultan\u00e9s de magn\u00e9toenc\u00e9phalographie (MEG) et de st\u00e9r\u00e9o-\u00e9lectroenc\u00e9phalographie (SEEG), et des m\u00e9thodes avanc\u00e9es de traitement du signal. Ces r\u00e9sultats ouvrent de nouvelles possibilit\u00e9s dans l\u2019\u00e9tude non-invasive de la dynamique c\u00e9r\u00e9brale, \u00e0 la fois en clinique et en neurosciences fondamentales.<\/p>\n<p>La MEG est une technique de pointe non-invasive utilis\u00e9e pour cartographier les activit\u00e9s c\u00e9r\u00e9brales, qui poss\u00e8de une excellente r\u00e9solution \u00e0 la fois spatiale et temporelle. La SEEG est une technique invasive utilis\u00e9e lors du bilan pr\u00e9chirurgical des patients \u00e9pileptiques, consistant \u00e0 implanter des \u00e9lectrodes directement dans le cerveau. Tr\u00e8s peu de centres au niveau mondial ma\u00eetrisent l\u2019enregistrement simultan\u00e9 de ces deux m\u00e9thodes, une prouesse technique qui a \u00e9t\u00e9 rendue possible gr\u00e2ce \u00e0 une collaboration rapproch\u00e9e entre recherche et clinique. Ces enregistrements simultan\u00e9s ont permis de confirmer la capacit\u00e9 de la MEG d\u2019enregistrer le signal des zones du cerveau. Cela ouvre \u00e0 terme la possibilit\u00e9 pour certains patients de se passer d\u2019enregistrement invasifs, ce qui serait une grande avanc\u00e9e.<\/p>\n<p>Les chercheurs et enseignants-chercheurs de l\u2019Institut de Neurosciences des Syst\u00e8mes (INS, Aix-Marseille Universit\u00e9 et Inserm) et du service d\u2019Epileptologie et de Rythmologie C\u00e9r\u00e9brale de \u00a0l\u2019assistance publique des h\u00f4pitaux de Marseille (AP-HM) ont ainsi pu montrer que des activit\u00e9s enregistr\u00e9es avec des \u00e9lectrodes profondes dans l\u2019hippocampe, l\u2019amygdale et le thalamus produisent bien un reflet mesurable en surface sur les capteurs de MEG. Cela r\u00e9sout une controverse existante de longue date, car il est commun\u00e9ment admis que des structures c\u00e9r\u00e9brales aussi profondes et d\u2019architecture complexe ne sont pas visibles directement, mais plut\u00f4t indirectement par propagation neuronale vers des structures plus superficielles. Gr\u00e2ce au traitement du signal, les chercheurs ont pu s\u00e9parer les deux types d\u2019activit\u00e9s, propag\u00e9e et initiale, et ainsi d\u00e9montrer que cette derni\u00e8re est bien visible en surface.<\/p>\n<p>Ces structures profondes du cerveau (en particulier du lobe temporal) sont impliqu\u00e9es \u00e0 la fois dans le fonctionnement normal (m\u00e9moire, \u00e9motions) et dans le dysfonctionnement (\u00e9pilepsie, maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives) du cerveau. Cette d\u00e9couverte a donc des cons\u00e9quences \u00e0 la fois au niveau clinique, car elle sugg\u00e8re que l\u2019on peut se passer d\u2019implanter des \u00e9lectrodes pour diagnostiquer le cerveau, et au niveau des neurosciences, car elle ouvre la voie \u00e0 de nouvelles \u00e9tudes sur la dynamique spatio-temporelle des r\u00e9seaux c\u00e9r\u00e9braux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Reference<\/p>\n<p>Pizzo F, Roehri N, Medina Villalon S, Tr\u00e9buchon A, Chen S, Lagarde S, Carron R, Gavaret M, Giusiano B, McGonigal A, Bartolomei F, Badier JM, B\u00e9nar CG. Deep brain activities can be detected with magnetoencephalography. Nat Commun. 2019 Feb 27;10(1):971. doi: 10.1038\/s41467-019-08665-5.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Contact chercheur<\/p>\n<p>Christian B\u00e9nar<\/p>\n<p>Aix Marseille Univ, INSERM, INS, Inst Neurosci Syst, Marseille, 13005, France.<\/p>\n<p>christian.benar@univ-amu.fr.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une \u00e9quipe pluridisciplinaire form\u00e9e d\u2019ing\u00e9nieurs et de cliniciens (AMU, Inserm, AP-HM) vient de faire la d\u00e9monstration qu\u2019il est possible de d\u00e9tecter en surface des activit\u00e9s pathologiques se produisant dans des structures profondes du cerveau (Pizzo et al. Nat Comm 2018). Ces structures sont fortement impliqu\u00e9es dans des pathologies comme l\u2019\u00e9pilepsie ou certaines maladies neuro-d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. 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